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Une jeune court-terme enthousiaste pour la mission !
Flashes des expériences faites par une jeune femme de Suisse romande qui passe six mois dans l’Océan Indien.
Trois mois après mon arrivée, l’équipe dont je fais partie s’est déplacée pratiquement tout le mois de février au Kenya pour suivre une conférence. Près de trois cents personnes y ont assisté. Ce fut un temps formidable ponctué de rencontres avec des gens intéressants et expérimentés. Nous avons beaucoup entendu sur différentes ethnies et situations. Les matinées et les soirées ont donné la place à différents orateurs et j’ai beaucoup appris. L’invité principal nous a parlé de contextualisation. Le concept est bien exprimé dans cette citation que je vous livre : « l’Evangile est comme de l’eau, vous devez le partager avec des gens qui ont soif. Et pour ce faire, il vous faut un récipient adéquat. Si vous utilisez une gourde pour sportifs, ils ne sauront pas comment l’ouvrir. De l’autre côté, si vous versez l’eau dans une gamelle - les gamelles sont utilisées pour les chiens - cela donnera une connotation impropre à votre geste. La contextualisation c’est trouver le bon récipient. »
Après la conférence huit d’entre nous avons pris un week-end pour faire un safari à Masai mara. Ce fut une des expériences les plus incroyables que j’aie faites. Non seulement la savane est stupéfiante mais en plus il y a des animaux sauvages :-)
Après tout ce fun nous sommes rentrés au pays et avons retrouvé la vie quotidienne de notre village. Cela a été difficile pour la plupart d’entre nous. Nairobi avait été à quelque part à mi-chemin de la vie occidentale : vie animée, beaucoup de monde, beaucoup de chrétiens et un internet rapide ! Mais lors de la conférence nous avions entendu parler d’équipes qui étaient moins bien loties que nous.
Dans notre situation nous avons à lutter contre la superficialité des relations, en particulier avec les personnes âgées. Les amitiés ne vont pas bien loin et cela semble être un trait commun à plusieurs régions. Mes collègues, qui sont ici depuis deux ans, souffrent de ne pouvoir entretenir des relations proches ou de confiance avec les indigènes. Ces deux dernières semaines nous avons ainsi dû lutter contre des pensées déprimantes et faire confiance à Dieu concernant notre appel. Mais, note positive, à notre retour du Kenya, la bonne surprise fut de constater la joie des gens du village lorsqu’ils nous ont revus... J’ai passé bien du temps à causer avec les personnes des lions et des zèbres... J’ai aussi donné des heures de conversation anglaise avec des étudiants qui préparent leurs examens.
Plus que deux mois avant mon retour en Suisse. Cela me donne un sentiment doux-amer. Je donne le meilleur de moi-même pour bien utiliser le temps qui me reste. C’est un peu surréaliste de penser que je vais rentrer bientôt chez moi alors que les autres équipières à long-terme luttent sur le champ. Je suis reconnaissante d’avoir pu observer le style de vie missionnaire de près - sur six mois - et pas seulement lors d’un petit voyage. Je tiens pour certain l’appel de Dieu pour la mission après mes études. Je ne peux attendre !
Coraline*
*Nom d’emprunt

